Geisha, Arthur Golden

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Titre

Geisha

Auteur

Arthur Golden

Genre

Drame

Résumé

À 9 ans, Chiyo est vendue par son père à une okiya de Kyoto. Commence alors pour elle, dans une ville étrangère et très loin de son village natal la formation qui fera d’elle une parfaite geisha. Danse, chant, cérémonie du thé, maquillage… la route sera longue et les obstacles nombreux avant que Chiyo, rebaptisée Sayuri, ne devienne la célèbre geisha aux yeux gris.

Mon avis

Ça faisait un moment que j’attendais de lire un livre comme Geisha, qui me sorte de cette langueur livresque et qui parvienne à me faire décoller. Après une petite panne de lecture, alors qu’aucun livre ne trouvait grâce à mes yeux, celui-ci m’a absolument passionné.

L’histoire se passe dans le Japon des années 30 : Chiyo est née dans une famille pauvre de pêcheurs. La fillette, dotée de magnifiques yeux d’un gris peu commun, est vendue par son père et part vivre à Kyoto. Après de dures années d’apprentissage, elle deviendra une geisha de haut vol.

On va donc suivre Chiyo pendant son enfance, puis son adolescence alors qu’elle suit l’enseignement qui fera d’elle une geisha. Son parcours ne sera pas des plus simples, avec une rivale particulièrement redoutable, un amour contrarié, la guerre qui éclate en 1939…

Ce roman est une plongée fascinante dans le monde très codifié et ritualisé des geishas. On en apprend énormément sur leur univers, mal connu en Europe où elles sont confondues avec des prostituées de luxe. Contrairement à ce que j’ai cru jusqu’à ce que je lise les remerciements, c’est une histoire inventée. Le prologue nous induit en erreur en mentionnant un certain Jakob Haarhuis, professeur à l’université de New York, qui aurait recueilli les confessions de Sayuri et les aurait publiées à sa mort.

Jeunes filles japonaises dessinant des cartes à jouer : geisha jouant du koto ou harpe japonaise : [photographie de presse] / Agence Mondial
Source : gallica.bnf.fr

Le récit ne manque pas de personnages hauts en couleur : Hatsumomo la rivale, Mère, la propriétaire de l’okiya, Nobu l’homme d’affaires manchot… Le récit est rythmé par les nombreuses péripéties de Sayuri, et je ne me suis pas ennuyé une seconde tellement je voulais savoir ce qu’il adviendrait de notre héroïne.

La plume de l’auteur ne manque pas de charme non plus, avec force métaphores qui rappellent les haikus japonais. Ecrit sous la forme de mémoires, on a l’impression que c’est Sayuri elle-même qui nous raconte son histoire, installée dans sa suite japonaise à New York. Arthur Golden s’est beaucoup renseigné sur les geishas pour arriver à nous happer ainsi dans leur monde.

En bref, Geisha est un roman absolument passionnant qui se lit d’une traite, et que je recommande à tous. À savoir : le livre a été adapté au cinéma par Rob Marshall en 2005.

« On ne devient pas geisha par goût, mais parce qu’on a pas le choix. »

La note

9/10. Magistral !

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2 réflexions sur « Geisha, Arthur Golden »

  1. J’en avais lu des extraits au lycée, on me l’a offert l’an dernier du coup car j’en avais un bon souvenir. J’ai hâte de le lire, il traine encore dans ma PAL 🙂

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