Petit déjeuner chez Tiffany, Truman Capote

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Titre

Petit déjeuner chez Tiffany

Auteur

Truman Capote

Genre

Contemporain

Résumé

Un écrivain se remémore son ancienne voisine, Miss Holiday Golighty, perdue de vue depuis son départ de New York. Elle est sa voisine alors qu’il aménage dans un vieil immeuble de la Grosse pomme dans les années 40. Call-girl en vogue, les fêtes et les prétendants se succèdent dans son petit appartement. Le narrateur se lie d’amitié avec cette excentrique, mais irrésistible demoiselle.

Mon avis

Diamants sur canapé, le long métrage de Blake Edwards (1961), est tout simplement l’un de mes films préférés. C’est donc bien naturellement que je me suis tournée vers l’oeuvre originale, celle de Truman Capote, publiée en français sous le titre Petit déjeuner chez Tiffany.

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Roman, roman, c’est un bien grand mot. Il s’agit plutôt d’une longue nouvelle d’une soixantaine de pages. Elle est écrite du point de vue du voisin écrivain de Holly qui, comme beaucoup d’autres, tombe sous son charme ravageur.

En soi, Petit déjeuner chez Tiffany ne raconte pas grand chose ; mais les dialogues sont savoureux, rythmés par la répartie à toute épreuve de Holly, son regard bien arrêté sur le monde, son avis sur tout. Et son héroïne est tout bonnement inoubliable. J’ai retrouvé avec plaisir la Holly merveilleusement interprétée par Audrey Hepburn dans le film : croqueuse de diamants invétérée, malicieuse, bordélique, un peu naïve et diablement attachante.

J’ai pu constater que le livre et le roman (nouvelle) étaient très proches. La différence principale se situe dans la fin. Ma préférence reste pour le film, et je lui porte un tel amour que je n’ai pas pu le dissocier du livre, ce qui est dommage. Néanmoins, j’envisage très sérieusement de me pencher sur les autres écrits de Truman Capote. Il sait créer une atmosphère, (et ça se confirme dans ses autres nouvelles), un peu nostalgique, qui vous touche ou non mais qui vous emporte momentanément ailleurs.  L’édition Folio comprend plusieurs nouvelles supplémentaires, sur lesquelles je ne m’attarderai pas, parce qu’elles ne m’ont pas vraiment marquée.

Bref, si Petit déjeuner chez Tiffany m’a moins séduite que son adaptation cinématographique (pour une fois), ma rencontre avec Truman Capote est plutôt concluante. Et si vous n’avez pas encore vu le film, qu’est-ce que vous attendez ?

« Ça devrait prendre quatre secondes pour aller d’ici à la porte. Je t’en donne deux ! »

La note

6/10. Dur de passer outre le film, mais une belle découverte.


Sources images : amazon.fr / giphy.com

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La fille automate, Paolo Bacigalupi

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Titre

La fille automate

Auteur

Paolo Bacigalupi

Genre

Science-fiction

Résumé

Royaume thaï de Sa Majesté la Reine Enfant, dans un futur instable. Famines et catastrophes écologiques se sont succédées, forçant les Hommes à s’adapter pour survivre. Tandis que chaque graine est modifiée pour survivre aux maladies, Anderson Lake, représentant d’une multinationale agroalimentaire, est sur la piste d’un fruit jusqu’alors inconnu. Ses recherches vont le mener à Emiko, automate japonaise réduite en esclavage, à la recherche d’un échappatoire.

Mon avis

Je découvre l’oeuvre de Paolo Bacigalupi avec La fille automate, une lecture loin, très loin de ce que j’imaginais. Je vous parle aujourd’hui d’un roman de science-fiction qui pousse loin la réflexion sur l’avenir de l’humanité.

Emiko est une automate : objet de luxe dans son pays d’origine, le Japon, elle est devenue une esclave sexuelle au royaume thaï, où elle est considérée comme une infamie. Elle croise le chemin d’Anderson Lake, représentant d’une des plus grosses entreprises caloriques mondiales.

Je pensais l’histoire centrée exclusivement sur Emiko, mais ce n’est pas le cas ; d’ailleurs elle n’apparaît qu’au bout d’une cinquantaine de pages. Mais le point de vue alterne entre plusieurs personnages, aux origines et aux intérêts très différents. Ils sont remarquables de complexité : d’Anderson Lake à Kanya, du thaï au farang, ils sont tous en demi teinte, ni blancs ni noirs, luttant avant tout pour leur propre survie. On s’attache à Emiko, et on se révolte contre les traitements dégradants qu’elle subit dans des scènes crues.

Les premières pages ont été proches du calvaire, tellement elles étaient ardues à comprendre. L’auteur décrit avec une précision folle un univers très (trop ?) complexe, où s’affrontent entreprises agroalimentaires américaines et gouvernements thaïs, où les manipulations génétiques échappent à tout contrôle, où les catastrophes écologiques et les maladies menacent les Etats. Et le tout est terriblement crédible. Le vocabulaire thaï utilisé ne rend pas la compréhension facile, on s’y familiarise doucement.

Même si en version poche ce roman compte tout de même 600 et quelques pages, j’aurais apprécié en savoir plus sur le devenir d’Emiko, ou du moins une fin différente, plus détaillée.

Pour conclure, La fille automate est très loin de ce que j’imaginais : mais le résultat final est assez impressionnant. Peu de dystopies décrivent des mondes post-apocalyptiques ainsi, avec de tels enjeux autour des ressources alimentaires.

Au Japon, elle était une merveille. Ici, elle n’est rien d’autre qu’une automate. Les hommes rient de ses mouvements étranges et grimacent de dégoût de son existence même. Elle est une créature interdite pour eux. Les hommes thaïs aimeraient beaucoup la jeter dans leurs cuves de compost à méthane. Entre elle et un homme d’AgriGen, il est difficile de savoir de qui ils préféreraient se débarrasser en premier.

La note

6/10. De la science-fiction très pointue.

Leçons pour un jeune fauve, Michela Murgia

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Titre

Leçons pour un jeune fauve

Auteur

Michela Murgia

Genre

Contemporain

Résumé

Eleonora, actrice italienne de talent, s’était juré de ne pas reprendre de disciple. Pourtant, lorsqu’elle rencontre Chirú, étudiant au conservatoire, elle décide de le prendre sous son aile. Entre leçons et manipulation, elle lui transmet tout ce qu’elle a appris pour qu’il parvienne à embrasser une carrière de musicien.

Mon avis

Je remercie Babelio et les éditions Seuil pour l’envoi de ce roman, dans le cadre d’une opération Masse critique !

Eleonora est la narratrice à la 1ère personne de cette histoire. À 38 ans, elle rencontre Chirú, un jeune violoniste de 20 ans son cadet. Elle reconnaît en lui les souffrances de l’adolescente qu’elle a été, et en dépit de son souhait de ne pas avoir de nouvel élève, elle accepte de devenir son mentor, et de l’initier au monde très codifié qui est le sien. Un jeu de séduction s’installe progressivement entre eux deux.

Il y a un travail d’écriture profond sur les personnages, dotés d’une personnalité complexe, voire torturée. Si, par l’âge, je me suis sentie plus proche de Chirú, Eleonora m’a beaucoup plu. Elle revient sur son enfance douloureuse et ses relations difficiles avec son père brutal et sa mère effacée, et sur sa vie d’adulte solitaire.

J’ai été agréablement surprise par la subtilité dont fait preuve ce roman. En effet, la relation entre la comédienne et son élève est tout à fait spéciale, et loin de couler de source. Eleonora endosse pour Chirú tantôt le rôle de professeur, tantôt celui de mère, tantôt celui d’amante. Elle va finalement autant apprendre qu’enseigner au contact du jeune homme. Mettant en scène l’univers raffiné et confiné des arts et du spectacle, Leçons pour un jeune fauve dégage beaucoup de grâce et séduit avec aisance. L’auteure écrit avec un réel talent et beaucoup de poésie. Quelques phrases sont dures à suivre, mais on trouve de vraies pépites.

Ce roman, que j’avais sélectionné un peu par hasard, a su me parler et a été une belle découverte. Sur certains aspects, il m’a rappelé Le complexe d’Eden Bellwether de Benjamin Wood, qui dans un autre genre m’avait énormément plu.

Chirú vint à moi comme les bouts de bois vont à la plage, poli et tordu, déchet rescapé d’une longue dérive. Il affichait une désinvolture effrontée dans ses vêtements d’adulte, mais on devinait sous la veste de musicien d’orchestre deux bras si longs qu’ils ne pouvaient être que maladroits.

La note

8/10. Un roman subtil sur les relations humaines, écrit avec talent.

Deux enfants du demi-siècle, Charles Nemes

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Deux enfants du demi-siècle

Auteur

Charles Nemes

Genre

Contemporain

Résumé

Thérèse et Toussaint se sont rencontrés à 16 ans. Désapprouvé par leurs parents respectifs, ce premier amour est de courte durée et ils se perdent rapidement de vue. Ils se retrouvent quarante ans plus tard, de façon très inattendue ; mais ils sont bien différents des adolescents d’alors.

Mon avis

Tout d’abord, cette lecture s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec les éditions HC, que je remercie chaleureusement pour l’envoi de ce roman !

Critère à ne surtout pas suivre quand on choisit un roman, mais qui nous influence pourtant beaucoup : la couverture. Je suis loin d’être férue d’histoires d’amour, mais quand j’ai vu la couverture de Deux enfants du demi-siècle, j’ai décidé de lui laisser sa chance.

J’ai aimé voir Toussaint et Thérèse grandir, devenir des adultes pour le meilleur comme pour le pire. A défaut de m’attacher à eux, j’ai aimé le réalisme qu’ils dégageaient, les rapprochant presque de anti-héros. Je pense être trop jeune pour me reconnaître en eux, mais j’ai en revanche pu reconnaître mes parents. Le contexte historique et social est très précis, et l’accent particulièrement mis sur la mémoire du génocide juif. Cela permet d’aborder l’extrémisme religieux, ce que j’ai trouvé intéressant.

D’un chapitre à l’autre, passé et présent s’entremêlent, comme les destins de Thérèse et Toussaint. On sent de la part de l’auteur une véritable maîtrise de l’écriture, mais qui se traduit parfois par de très longues phrases. Ce qui rend la compréhension parfois laborieuse ! De plus, j’ai regretté le trop peu de dialogues, qui rendait le récit un peu morne.

J’ai été peu sensible à l’histoire d’amour entre les deux protagonistes, sûrement parce que les protagonistes eux-même ne m’ont pas touchée. Puis bon, moi et la romance…

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Source : giphy.com

Enfin j’étais prévenue, je n’ai pas d’excuses.

En bref, Deux enfants du demi-siècle est un roman aux indéniables qualités, mais n’a pas su me séduire. C’est pas aujourd’hui que mon cœur de pierre s’émouvra.

Les rendez-vous étaient plus fréquents, les amours, les serments et les mensonges , plus cruciaux, les lectures et les films, plus fondateurs et emblématiques. Dans les cafés du Quartier latin, on s’empoignait pour ou contre Godard et Pasolini, pour Rimbaud et contre Verlaine, on connaissait par coeur l’intégrale des Beatles et celle de Bob Dylan, sans être certain de bien comprendre la seconde.

La note

6/10. Une peinture sociale et une histoire d’amour qui ont le mérite d’être bien écrites

L’attrape-cœur, J.D. Salinger

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L’attrape-cœur

Auteur

J.D. Salinger

Genre

Contemporain

Résumé

Holden Caulfield vient d’être renvoyé de son lycée. Encore. Entre rester au lycée jusqu’aux vacances ou rentrer chez ses parents, le jeune homme prend ses valises et part en vadrouille. De chambres d’hôtel en squats, de bonnes en mauvaises rencontres,

Mon avis

L’attrape-cœurs est un livre culte aux Etats-Unis, moins connu en Europe. J’avais entendu à son propos tous les avis, des plus élogieux au moins enthousiastes. Donc j’ai voulu me faire mon idée.

Le récit se déroule sur les trois jours qui suivent le renvoi de Holden Caulfield, élève intelligent mais peu discipliné. L’adolescent ne souhaite pas plus rester au lycée que rentrer chez ses parents, il va donc errer dans New York, remplis d’ivresse et de fièvre. Une parenthèse pour le jeune homme, habitué aux pensionnats prestigieux et à un milieu bourgeois, sur lequel il porte un regard critique.

Pour être franche, pendant les premières pages, je prenais Holden pour un petit con. Et en effet, il en a les caractéristiques, mais c’est un petit con attachant. Après tout, à 16 ans, qui n’en est pas un ? Plus proche du anti-héros, il se crée pourtant une réelle proximité entre le lecteur et le personnage.

Holden vit dans les années 1950 et vient de la petite bourgeoisie américaine, mais les questionnements liés à l’adolescence restent similaires à ceux d’aujourd’hui, donnant à ce récit une dimension (que je trouve) universelle. C’est simple, c’est sans fard, c’est plein d’émotions brutes.

Je n’en attendais pas autant de la part d’un petit livre de 250 pages. En dépit d’une plume très franche, proche du langage parlé, ce livre regorge de petites phrases qui ne paient pas de mine mais sont magnifiques.

L’attrape-cœurs est un très beau roman sur l’adolescence, profondément humain, avec un charme fou. Je le conseille à tous ceux qui ont aimé Le monde de Charlie de Stephen Chbosky.

Elle avait une voix agréable. Ou plus précisément comme une agréable voix de téléphone. Elle aurait dû transporter un téléphone avec elle.

(…)

Les filles, c’est comme ça, même si elles sont plutôt moches, même si elles sont plutôt connes, chaque fois qu’elles font quelque chose de chouette on tombe à moitié amoureux d’elles et alors on ne sait plus où on en est. Les filles. Bordel. Elles peuvent vous rendre dingue.

(…)

Faut jamais rien raconter à personne. Si on le fait, tout le monde se met à vous manquer.

La note

8/10. Les tendres confessions d’un ado d’après-guerre.

Des souris et des hommes, John Steinbeck

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Titre

Des souris et des hommes

Auteur

John Steinbeck

Genre

Classique

Résumé

L’histoire de Lennie, tendre naïf doté d’une force destructrice et de son ami George, petit homme sec et débrouillard, qui voyagent ensemble à travers la Californie et travaillent en temps qu’ouvriers agricoles. Après avoir quitté Weed prématurément, ils arrivent à Salinas…

Mon avis

Je continue à m’intéresser aux classiques de la littérature américaine, et je m’en prends cette fois-ci à Steinbeck. Des souris et des hommes est la preuve qu’un grand roman ne se mesure pas à son nombre de pages.

En Californie, Lennie et George travaillent de ranchs en ranchs pour gagner leur vie. Ils sont obligés de quitter à chaque nouvelle « bêtise » de Lennie. Cette fois, ils sont embauchés par le propriétaire d’un ranch à Salinas, dont le fils odieux et bagarreur vient juste de se marier.

Ce récit est extrêmement simple, presque dénudé, pauvre en description et essentiellement composé de dialogues, mais il est pourtant doté d’une grande force. Cela crée une réelle proximité avec les personnages.

Même sans avoir beaucoup de points communs avec lui, j’ai été très touchée par le personnage de Lennie, ce géant simplet doué d’une force colossale mais destructrice. Le duo qu’il forme avec George est aussi beau qu’incongru, et même si George le rudoie souvent, on les sent liés par une affection sincère. On finit même par se laisser bercer et croire au rêve impossible que partagent les deux hommes.

C’est très difficile de parler de ce livre, parce qu’il touche à ce qu’il y a d’humain en nous de la manière la plus simple qui soit. En très peu de pages et avec une écriture très simple, il réussit à communiquer des émotions incroyables. Pour conclure, je ne peux que vous inciter à lire Des souris et des hommes, tout simplement.

On vivra comme des rentiers, hurla Lennie. Et on aura des lapins. Continue, George. Dis-moi ce qu’on aura dans le jardin, et les lapins dans les cages, et la pluie en hiver, et le poêle, et la crème sur le lait qui sera si épaisse qu’on pourra à peine la couper. Raconte-moi tout ça, George.
– Pourquoi tu le fais pas toi-même, tu le sais tout.
– Non… raconte, toi. C’est pas la même chose si c’est moi qui le fais.

La note

8/10. Un splendide roman à fleur de peau.

Geisha, Arthur Golden

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Titre

Geisha

Auteur

Arthur Golden

Genre

Drame

Résumé

À 9 ans, Chiyo est vendue par son père à une okiya de Kyoto. Commence alors pour elle, dans une ville étrangère et très loin de son village natal la formation qui fera d’elle une parfaite geisha. Danse, chant, cérémonie du thé, maquillage… la route sera longue et les obstacles nombreux avant que Chiyo, rebaptisée Sayuri, ne devienne la célèbre geisha aux yeux gris.

Mon avis

Ça faisait un moment que j’attendais de lire un livre comme Geisha, qui me sorte de cette langueur livresque et qui parvienne à me faire décoller. Après une petite panne de lecture, alors qu’aucun livre ne trouvait grâce à mes yeux, celui-ci m’a absolument passionné.

L’histoire se passe dans le Japon des années 30 : Chiyo est née dans une famille pauvre de pêcheurs. La fillette, dotée de magnifiques yeux d’un gris peu commun, est vendue par son père et part vivre à Kyoto. Après de dures années d’apprentissage, elle deviendra une geisha de haut vol.

On va donc suivre Chiyo pendant son enfance, puis son adolescence alors qu’elle suit l’enseignement qui fera d’elle une geisha. Son parcours ne sera pas des plus simples, avec une rivale particulièrement redoutable, un amour contrarié, la guerre qui éclate en 1939…

Ce roman est une plongée fascinante dans le monde très codifié et ritualisé des geishas. On en apprend énormément sur leur univers, mal connu en Europe où elles sont confondues avec des prostituées de luxe. Contrairement à ce que j’ai cru jusqu’à ce que je lise les remerciements, c’est une histoire inventée. Le prologue nous induit en erreur en mentionnant un certain Jakob Haarhuis, professeur à l’université de New York, qui aurait recueilli les confessions de Sayuri et les aurait publiées à sa mort.

Jeunes filles japonaises dessinant des cartes à jouer : geisha jouant du koto ou harpe japonaise : [photographie de presse] / Agence Mondial
Source : gallica.bnf.fr

Le récit ne manque pas de personnages hauts en couleur : Hatsumomo la rivale, Mère, la propriétaire de l’okiya, Nobu l’homme d’affaires manchot… Le récit est rythmé par les nombreuses péripéties de Sayuri, et je ne me suis pas ennuyé une seconde tellement je voulais savoir ce qu’il adviendrait de notre héroïne.

La plume de l’auteur ne manque pas de charme non plus, avec force métaphores qui rappellent les haikus japonais. Ecrit sous la forme de mémoires, on a l’impression que c’est Sayuri elle-même qui nous raconte son histoire, installée dans sa suite japonaise à New York. Arthur Golden s’est beaucoup renseigné sur les geishas pour arriver à nous happer ainsi dans leur monde.

En bref, Geisha est un roman absolument passionnant qui se lit d’une traite, et que je recommande à tous. À savoir : le livre a été adapté au cinéma par Rob Marshall en 2005.

« On ne devient pas geisha par goût, mais parce qu’on a pas le choix. »

La note

9/10. Magistral !